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Le jour où le Puits Simon s’arrêta

today26 février 2026 24

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25 février 1985 : le jour où le Puits Simon a avalé 22 vies

Le 25 février 1985, Forbach ne s’est pas réveillée. Forbach s’est figée.

Au fond du Puits Simon, une explosion. Brève. Violente.
En quelques secondes, 22 hommes disparaissent.
Une centaine d’autres sont blessés.
Ils avaient 19 ans pour les plus jeunes, 53 pour les plus anciens.
Des fils. Des pères. Des maris. Des collègues. Des gars du coin.
Ce n’est pas un chiffre. C’est une saignée.

Une ville bâtie sur le charbon

À cette époque à Forbach, mineur n’était pas un métier. C’était une identité.
On descendait au fond comme d’autres vont au bureau.
Le grisou. Ce mot qu’on prononce à voix basse.
Ce gaz invisible qui rappelle que sous nos pieds, la terre ne pardonne rien.

Ce 25 février, la routine s’est transformée en chaos. Sirènes. Ambulances. Familles massées devant le site.
Les regards qui cherchent un nom sur une liste. L’attente. Puis la confirmation. L’irréparable.

Une génération marquée.

Ils avaient entre 19 et 53 ans.
Certains débutaient leur vie. D’autres pensaient déjà à la retraite. Aucun n’imaginait que cette journée serait la dernière.
Derrière chaque nom, une chaise laissé vide, un gamin qui grandira sans son père. On parle souvent de statistiques, là on parle de visages.

La mémoire, un devoir

La catastrophe du Puits Simon n’est pas qu’un drame industriel. C’est une cicatrice collective. Une fracture dans l’histoire locale. Un rappel brutal que la prospérité du bassin houiller s’est payée au prix fort. Forbach a continué, parce qu’il le fallait. Mais Forbach n’a jamais oublié.

Chaque 25 février, la mémoire remonte à la surface. Pas pour rouvrir la plaie. Pour dire que ces 22 hommes ne sont pas qu’une ligne dans un livre d’histoire. Ils sont et resteront, une part de nous.

Et dans une époque où tout va vite, où l’on scrolle les drames en dix secondes, il est peut-être temps de s’arrêter. De regarder en face ce que cette terre a coûté à ceux qui l’ont creusée.

La mine a façonné Forbach. Mais ce sont ses hommes qui lui ont donné son âme.

Le 25 février 1985, elle en a perdu 22.
Et elle ne les a jamais remplacés.

David SCHMIDT
FOR’FM Radio

Écrit par: daschmidt

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