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Interviews Alex Rivera
Par David SCHMIDT
Suite à ma récente hospitalisation à l’hôpital Hôpital Marie-Madeleine, je ressens le besoin de partager un constat. Un constat sincère et vécu de l’intérieur.
Je suis arrivé aux urgences dans un état compliqué. La prise en charge a été rapide et efficace. Étant déjà connu pour mes problèmes de santé, les médecins savaient immédiatement les examens à faire, avec d’entrée un scanner, et tout s’est enchaîné avec professionnalisme.
J’ai souffert d’une sigmoïdite aiguë et j’ai dû subir une opération aux deux intestins qui, au passage, se sont amusés à se coller ensemble. Une épreuve difficile, mais qui s’est très bien passée grâce à une équipe médicale remarquable. Le chirurgien a pris le temps de tout m’expliquer clairement, avec humanité.
Mais ce qui m’a le plus marqué durant mon séjour, ce sont les infirmiers et infirmières sympas, les aides-soignantes et l’ensemble du personnel vraiment gentil. Ils sont compétents, attentifs, disponibles malgré la charge de travail énorme. Toujours à l’écoute lors des douleurs, présents quand il fallait rassurer. Certaines avaient même ce petit sens de l’humour qui vous redonne le sourire dans les moments les plus compliqués.
Le problème, ce ne sont ni les médecins, ni les soignants. Les compétences sont là. Les machines médicales sont modernes. Le personnel est formé et dévoué.
Ce qui frappe durant un séjour à l’hôpital, c’est de voir des soignants courir du matin au soir. On sent qu’ils voudraient passer plus de temps avec chaque patient, mais qu’ils peuvent aussi être vite débordés. Simplement parce qu’ils ne sont pas assez nombreux pour faire face à toutes les demandes selon les tâches.
Mais le vrai problème, les amis, c’est le matériel du quotidien.
Des potences à perfusion dont les roues restent bloquées. J’en ai testé plusieurs avant d’en trouver une utilisable avec des roues qui ne bloquent pas. Une chaise roulante sans repose-pieds, avec des accoudoirs en caoutchouc en décomposition. Des équipements usés jusqu’à la corde.
Et c’est là qu’on se pose une vraie question, comment nos pouvoirs publics peuvent-ils laisser un hôpital fonctionner correctement et humainement dans ces conditions ? On ne parle pas ici d’achat de machines à plusieurs millions d’euros. On parle de matériel simple, essentiel au confort et à la dignité des patients.
La liste est simple :
– Des potences correctes,
– des déambulateurs à roulettes,
– des fauteuils roulants avec repose-pieds,
– du petit matériel indispensable au quotidien.
Comme un cuisinier a besoin de bons ustensiles pour faire un bon plat, le personnel hospitalier a besoin d’équipements dignes pour soigner correctement les patients.
Parce que oui, si tu as une chaise roulante sans repose-pieds, que tu as une vingtaine d’agrafes sur le ventre, tu dois garder tes jambes en l’air pendant les déplacements. Sauf que tu sollicites les abdos et ça tire la peau au niveau des agrafes, transformant chaque déplacement en une torture.
À Forbach, nous avons la chance d’avoir des soignants extraordinaires.
Ils donnent tout avec des moyens limités. Je suis désolé, mais ils méritent mieux.
Déjà, chers patients, quand on vous laisse une chaise roulante pour pouvoir déambuler le temps de votre séjour, soyez gentils de ne pas repartir avec chez vous à la fin ! Ce sont des chaises que l’hôpital a reçues en don !
Eux, ils te soigne, et toi, tu les voles ?
Du coup, je suis persuadé qu’à Forbach, il serait possible d’organiser un week-end solidaire pour notre hôpital. Concerts, animations, associations, médias, commerçants, bénévole, bref toute une agglomération capable de se mobiliser.
Et avec les bénéfices, notre hôpital s’en portera mieux ! Cela améliorera aussi le séjour des patients, ou celui de l’un de vos proches. Et on ne sait jamais, le jour où vous aurez besoin qu’elle sauve vos fesses ! Les bénéfices pourraient servir directement à acheter le matériel qui manque cruellement, à tous les étages et dans chaque service.
Parce qu’un hôpital, ce ne sont pas seulement des murs et des machines pour vous soigner.
Ce sont des femmes et des hommes qui se battent chaque jour pour nous sauver.
Et ils méritent d’avoir les outils pour le faire dignement.
David SCHMIDT
Écrit par: daschmidt
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